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UNISSONS NOS FORCES
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Les Etats-Unis et la France ont été les premiers ex empires à ouvrir le bal des hypocrites, en dépêchant des secouristes à Port-au-Prince. L’aide humanitaire c’est très bien, mais pourquoi avoir attendu le pire pour réanimer un pays depuis longtemps à l’agonie. Ça fait des décennies qu’Haïti attend impatiemment son plan Marshall, certains de ses habitants se sont même nourris de galettes d’argile dans l’indifférence totale. Ni le P.N.U.D, ni la F.A.O n’ont envisagé de convoquer une conférence internationale pour délivrer ce pays d’une misère chronique. Combien de conférences internationales n’ont-elles pas été convoquées en faveur du Proche-Orient ? Comme tout peuple en quête de liberté et de dignité, le peuple haïtien a combattu les troupes napoléoniennes pour être libre et digne, alors pourquoi cette rancune tenace ? Ce qui est valable pour les autres est interdit aux Nègres, notamment la dignité et le devoir de mémoire. Nicolas Sarkozy (chantre de la non repentance) a même prévu de se rendre très prochainement en Haïti. Mais pour y faire quoi ? Un pays où tous les symboles de l’Etat sont à terre. Plus de palais présidentiel, de gouvernement, de trésor public, de Parlement, d’hôpitaux, de force publique et que sais-je d’autres. En 206 ans d’indépendance, cette ex colonie française, pourtant membre de l’O.I.F (Organisation Internationale de la Francophonie) n’a jamais reçu la moindre visite d’un chef d’Etat français. Il a fallu que des dizaines de milliers d’Haïtiens se retrouvent sous les décombres pour que chacun manifeste une compassion contrefaite. Non, Haïti n’a pas besoin de compassion, mais de compensation. Pendant plus de deux siècles, des générations d’Haïtiens ont été condamnées à payer le prix de leur audace, celui d’avoir vaincu l’esclavagiste au cours d’un combat loyal, car partout ce dernier avait triomphé sur le Nègre, sauf en Haïti et en Ethiopie (uniques symboles de fierté pour les Nègres), raison de leur condamnation.
Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY En 1915, l’armée américaine a envahi Haïti, violant du coup sa souveraineté acquise apres d’âpres batailles. Il était insupportable pour l’Oncle Sam de voir des Nègres bomber le torse sur le continent américain. L’occupation militaire américaine en Haïti dura 19 ans. Celle-ci était intervenue 4 ans après le décès d’Anténor Firmin, précurseur de la littérature haïtienne et auteur de l’ouvrage « de légalité des races » en réponse à « l’essai sur l’inégalité des races » du Comte Arthur de Gobineau (suprématiste aryen). Hormis d’être tous les deux écrivains, Anténor Firmin et Arthur de Gobineau n’avaient en commun que leur premier prénom (Joseph). Il est aussi important de rappeler que l’honorable Anténor Firmin s’était opposé en tant que Ministre de Florvil Hippolyte à l’installation d’une base militaire américaine en Haïti 24 ans avant son incursion. En janvier 2010, le grand empire a récidivé en déployant un bataillon composé de 12000 soldats. Ce n’est pas avec le fusil qu’on soigne les blessés. En 2004, les Etats-Unis et la France, pourtant « brouillés » au sujet de la seconde guerre du Golfe, se sont vite réconciliés sur le dos d’Haïti en y menant une opération commando conjointe nommée «Bonaparte», comme pour rappeler aux Haïtiens que le syndicat des ex empires tenait sa revanche sur Toussaint Louverture. Et qui était le chef de la diplomatie française à cette époque ? Un certain Dominique De Villepin, grand bonapartiste devant l’éternel. C’est au cours de cette opération que fut débarqué Jean-Bertrand Aristide, président légitime. Ce dernier avait eu le tort avant la célébration du bicentenaire de son pays, de réclamer des sous (21 milliards $) à la France qui avait rançonné Haïti 200 ans auparavant. En 1825, Haïti a dû s’endetter auprès des banques françaises pour payer 150 millions de francs or, afin de faire valider son indépendance par l’ex métropole qui la menaçait d’une invasion militaire. Ce n’est qu’à ce prix que la France sous le règne de Charles X « lâcha prise ». C’est ainsi qu’en 2004, la célébration du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti (la plus grande victoire du peuple noir) fut torpillée. Thabo Mbeki, président de l’Afrique du sud à l‘époque et inconditionnel prosélyte de la renaissance africaine, supplia ses pairs africains de faire le déplacement jusqu’à Port-au-Prince, au nom de la dignité africaine. Malheureusement, son appel ne fut pas entendu. Les valets de l’impérialisme à la tête des Etats africains (surtout « francophones ») préférèrent éviter l’incident diplomatique avec Paris, car Jacques Chirac les surveillait de près. Haïti est l’incarnation de l’Afrique dans le nouveau-monde, il fallait y aller. Maintenant que la première république noire est à terre, la plupart des Chefs d’Etats africains manifestent leur solidarité en débloquant des millions de dollars. Il n’est jamais trop tard pour s’amender. En 2004, il leur suffisait d’acheter un billet aller-retour pour Port-au-Prince pour sauver l’honneur. N’oublions pas qu’Haïti fut le seul Etat à protester à la Société des Nations en 1936 contre le largage de bombe à gaz par l’aviation militaire italienne sur le peuple éthiopien. En 1960, par solidarité panafricaine, Haïti dépêcha des enseignants, des médecins, des administrateurs et des instructeurs militaires au Congo-Léopoldville (actuellement Congo-Kinshasa) pour aider le Premier Ministre Patrice Lumumba en difficulté, lorsque la Belgique sabota l’indépendance de son ex colonie. Simon Bolivar s’est inspiré de la révolution haïtienne pour déclencher la sienne en Colombie avant que celle-ci ne s’étende dans toute l’Amérique du sud et aboutisse à l’indépendance de tous ses Etats. Ce n’est pas seulement l’Afrique qui est redevable à Haïti, c’est tout le monde noir. En 2004, le président Jean-Bertrand Aristide a été kidnappé pendant son sommeil pour être embarqué de force jusqu’en Afrique du sud en pyjama via Bangui, comme au bon vieux temps de la traite transatlantique. Sauf que cette fois, le captif avait fait le parcours inverse, toujours avec la bénédiction du Vatican qui n’a jamais pardonné à cet ancien curé d’avoir troqué la soutane et la croix contre des talismans indigènes. Je profite de la période de deuil pour laver le linge sale en public. Il n’y a aucune raison d’économiser la lessive, le moment est venu de sortir tous les dessous. Posons-nous d’abord la question suivante : « pourquoi Haïti a été haïe par les siens ?». Partout dans le Nouveau monde, les Haïtiens sont devenus la risée de leurs propres frères, parce qu’ils ont osé s’affranchir de la servitude en mettant en déroute la plus puissante armée du monde de l’époque. La France, les Etats-Unis, l’Espagne, le Portugal, la Hollande, le Danemark et le Vatican se sont ligués contre ce petit pays devenu la cible de tous les embargos depuis son indépendance en 1804. Autrefois, Saint-Domingue (actuellement Haïti) était la colonie française la plus prospère des Antilles grâce à sa production sucrière. Une fois indépendante, Haïti est devenue un îlot de pauvreté. Chaque empire négrier redoutait la contagion et voulait préserver son cheptel, puisque le Nègre n’était qu’une bête (d’après Montesquieu in Esprit des lois). Il fallait à tout prix effrayer les Nègres pour prévenir toute forme d’insurrection. Résultat, dès qu’on évoque Haïti dans le Nouveau-monde, le Nègre (particulièrement francophone, hispanophone et lusophone) flippe. Combien de fois ne l’ai-je pas vu pointer du doigt Haïti (l’exemple à ne pas suivre). La République Dominicaine, voisine d’Haïti, autrefois créée par les Oncles Tom (fayots) avait reçu toutes les bénédictions, celle du syndicat des empires et du Vatican. Pourquoi le Vatican? Parce qu’Haïti a jalousement gardé le Vaudou (culte authentique africain). Les négriers avaient pour ambition d’effacer toute trace d’africanité chez le Nègre du Nouveau-monde, mission presqu’accomplie, sauf en Haïti, à Cuba, à San Basilio de Palenque (Colombie), à Salvador de Bahia (Brésil), chez les Saramakas et Boni(Guyane), les Jukas (Surinam), les Garifunas (Honduras et Belize). Dans ces contrées d’Amérique, les Nègres ont dit niet à la Vierge Marie et tout le tralala religieux devant lequel le Nègre ne cesse de s’agenouiller pour être d’avantage soumis. Certains illuminés W.A.S.P comme le pasteur Pat Robertson ont cru bon d’évoquer la malédiction divine pour justifier la tragédie haïtienne. Non, Haïti n’est pas maudite, sinon elle n’aurait pas fait face aux cyclones ravageurs qui ont balayé les bidonvilles des Gonaïves et noyé l’île de la Tortue (au moment où le pays était dirigé par le Premier Ministre du même nom). La résistance d’Haïti n’a jamais été entamée. Combien de villes transalpines n’ont-elles pas été secouées par des calamités naturelles? Le 6 avril 2009, l’Aquila n’a-t-elle pas été touchée par un séisme? Et que dirait-on de Pompéi définitivement ensevelie par le Vésuve il y a plusieurs siècles ? Dès qu’il s’agit d’un pays habités par des Nègres, les vieux préjugés refont surface. Il n’y a pas si longtemps, lorsque l’Argentine a connu une crise économique sans précédent, on a vu à la télé des Argentins attaquer des camions frigorifiés et s’emparer des kilos de viande. Les commentateurs se sont abstenus de parler de malédiction, parce qu’il s’agissait de leurs semblables. On peut également relever quelques coïncidences, en faisant notamment un parallèle avec les cyclones Katrina et Rita qui ont dévasté la Louisiane, territoire vendue aux Etats-Unis par Napoléon Bonaparte en 1802, conséquence de la révolution haïtienne. C’est la Louisiane qui a doublé la superficie des Etats-Unis d’Amérique. L’Oncle Sam peut remercier les Haïtiens de posséder un si vaste empire. Ne dit-on pas aux Etats-Unis « New-Orleans is the Caribbean of the United States», parce que la Nouvelle-Orléans se tourne vers la Caraïbe et sa population demeure toujours accros aux Mojos (talismans). C’est peut-être pour cela qu’en 2005, George Bush ne s’y était pas précipité pour sauver les Nègres de la noyade. Le 12 janvier 2010, moins de deux semaines après la célébration du 206e anniversaire de l’indépendance d’Haïti, dame nature a assené le coup de grâce au brave peuple haïtien. On estime à plusieurs milliers, le nombre de victimes, sans compter les habitations détruites, un véritable bilan de guerre. Ce n’est pas la fin des temps, mais probablement le début de la résurrection d’un peuple abandonné (aussi par les siens). Nous avons péché en oubliant l’axiome africain « Je suis nous» (l’individu est indissociable de sa communauté). Aujourd’hui la douleur et l’émotion nous accablent tous, de l’Afrique aux Amériques, parce qu’Haïti c’est nous. Meno ba dia nseke di fua di sasa (Je suis le palmier sacré qui fane et se régénère à tout moment) chantent les Kongo. Haïti ne mourra pas, c’est un palmier sacré qui se régénère au milieu de l’Océan. Ecrivain, documentariste, historiographe Inscription à la réception d'analyses Ü Retour accueil F Analyses POUR toutes publications, veuillez nous en faire part via le lien contact.
Hier, c’était la « femme africaine » qu’on dressait contre « l’homme africain », sans succès d’ailleurs et fort heureusement ! Aujourd’hui les monstres de l’Afrique s’appelleraient Robert Mugabe, Dadis Camara. Pick Botha, lui, n’avait rien à se reprocher tandis que, pour les français, Idriss Deby du Tchad aurait été démocratiquement élu, tout comme Sassou Nguessou et pas Ange Félix Patassé. C’est ce qu’on nous dit de dire et d’y croire. Un point, c’est tout ! Moi, je refuse. Je refuse de voir la moindre silhouette d’un monstre en la personne de Mugabe et de Camara, ces illustres fils d’Afrique ! Que Dadis Camara reçoive des journalistes au lit, dans sa chambre, où est le mal ? Nous ne sommes pas à l’Elysée, à ce que je sache ! Nous sommes à Conakry en Guinée et en Afrique. Pourquoi veut-on que Dadis Camara reçoive ses invités à la Sarkozyenne ? Le décor qu’on nous a décrié sur France 24 est un décor africain et non gaulois. C’est tout à fait normal. C’est comme ça que nous vivons en Afrique. Où est le problème ? Essayons de voir ensemble comment, subtilement, l’Europe occidentale nous avilisse toujours dans le but de mettre la main sur nos immenses richesses encore inexploitées ! Il nous faut, en effet, tirer la sonnette d’alarme contre le complot insidieux, malintentionné, ourdi en ce moment contre le peuple guinéen, et plus généralement contre l’Afrique. Pour cela, nous revenons trois décennies, en arrière, pour voir comment l’occident avait tenté, en vain dès les années 70-80, de saper les fondements culturels et idéologiques du rôle historique de la femme africaine et donc de saper les fondements, tout court, des sociétés africaines, en essayant de dresser la femme africaine contre son père, son frère et son mari. Pour cela, nous emprunterons largement la réflexion de Monsieur Jean-Paul Ngoupandé (Ancien Premier ministre de la République centrafricaine), réflexion faite récemment lors d’un colloque universitaire. Dès les années 70-80, en effet, traumatisés par le 1er choc pétrolier, les « démos [n]craties » occidentales, à travers leurs médias, ont peint la femme africaine de toutes les vertus, avant de conclure que celle-ci est victime de la masculinité africaine, entendu victime des sociétés de type patriarcat. Moralement, pour nous africaines et africains, rien n’est pire que le discours consistant à parer la femme africaine de toutes les vertus. Celle-ci n’est ni meilleure ni pire que la femme d’ailleurs. Il ne faut même pas l’idéaliser, car elle est partie intégrante et moteur fonctionnel de la société africaine : « elle en porte les qualités et les tares, au même titre que la composante masculine de la population africaine. Elle est à l’image des problèmes et des blocages actuels du continent », disait un jour une éminente personnalité africaine que nous taisons, ici, le nom. De quelle femme s’agit-il ? Eve ou de Lucy? L’image de la femme africaine telle que brossée par certains médias occidentaux, comme on brosse aujourd’hui celle de Robert Mugabe et de celle du chef de la junte guinéenne, n’est tout simplement pas proche de la réalité sociologique africaine. Cette image n’est ni celle de l’africaine d’hier ni celle de l’africaine d’aujourd’hui. C’est une image caricaturale de ce que peut être l’extrémisme dévastateur des médias occidentaux, quand tout est fait pour que la moindre fenêtre favorable à la paix et à la réconciliation soit hermétiquement fermée, en Afrique, par la distillation d’une passion aveuglante comme on a pu le constater régulièrement sur France 24 ou RFI! Tenez ! Tout le monde a encore à l’esprit le dénigrement, en 2003, de l’épouse du chef de l’État ivoirien, Madame Simone Gbagbo, par la presse occidentale, notamment française. Presque toute la presse occidentale a en effet, pointé du doigt ce qu’elle appelle « certaines dérives de cette Dame qui hypothèquent la solution de la très grave crise que traverse, depuis le 19 septembre 2002, cet important pays ouest-africain ». Et, Photos à l’appui, la presse française a présenté Simone Gbagbo comme « le chef de file des faucons du régime du FPI (Front populaire ivoirien) ». Ce seul exemple, tiré de l’actualité, est suffisamment révélateur en ce qui a trait à la manipulation occidentale du statut de la femme africaine et suffit pour battre en brèche les propos consistant à présenter la femme africaine comme une personne mineure, « éternelle enfant », soumise et exploitée par l’homme africain. Non, la femme africaine, hier comme aujourd’hui, n’est pas « un objet », elle n’est pas « une éternelle enfant ». Il y a quelques années, prenant part à un colloque universitaire sur le rôle et la place de la femme dans l’évolution de l’Afrique, Monsieur Jean-Paul Ngoupandé (Ancien Premier ministre de la République centrafricaine) avait avancé, sous forme de boutade, que « la femme en Afrique, c’est Lucy, et non Ève ». Comment comprendre cette boutade de cet imminent universitaire centrafricain? En effet, selon Jean-Paul Ngoupandé, Lucy est la première dans l’ordre de la création, c’est-à-dire l’alpha, celle qui est à la source de la vie en Afrique. Contrairement à Lucy, Ève, la femme occidentale, elle, dérive de l’homme occidental, d’après le livre de la Genèse (écrit par les philosophes occidentaux et non par des africains). C’est Ève et non Lucy qui a été « fabriquée » à partir d’une côte extraite de la poitrine d’Adam. Il y a là une différence de taille, à la fois religieuse, culturelle et idéologique, entre la conception judéo-chrétienne, de la femme et celle de l’Afrique traditionnelle, non seulement préislamique mais aussi précoloniale. Jusqu’à une époque récente, la femme, dans les cultures occidentales, était un peu synonyme de péché, d’impureté et d’âme damnée de l’homme : « La femme douze fois impure », comme disait le poète occidental… Il s’agit de la femme européenne et non de « Lucy », la femme africaine. Lucy, elle, n’a pas été fabriquée à partir des côtes d’Adam mais c’est bien Eve, le prototype de la femme occidentale, peinte de tous les péchés par la sagesse occidentale. Nous ne disons pas, ici, que le statut de la femme est plus enviable dans les cultures africaines qu’ailleurs. Non, loin de là ! Nous voulons simplement souligner ce que les médias occidentaux ont volontairement tu. Ils n’ont, par exemple, pas dit que les sociétés africaines animistes [préislamiques et précoloniales] sont d’abord et avant tout des sociétés matrilinéaires. La femme ne peut pas y être telle que rapporte régulièrement la presse occidentale, notamment française. Nos sociétés sont avant tout de tradition matrilinéaire Les fouilles archéologiques et les travaux de recherches des grands historiens sont là pour l’attester : c’est l’islam et, ensuite, le christianisme qui ont introduit le patriarcat en Afrique. Les survivances de ce passé matrilinéaire de nos sociétés sont encore très présentes dans nos états d’aujourd’hui. Ainsi, si on prend tout l’espace bantu, celui qui va du sud du Tchad au Cameroun, en passant par la République centrafricaine, à l’Afrique du Sud – soit plus de la moitié des États subsahariens –, eh bien tout cet espace est de tradition matrilinéaire, avant tout. Et si l’on ajoute que, du Grand Lahou en Côte d’Ivoire à Cotonou au Bénin et de Lomé au Togo à Kumasi au Ghana, soit dans une zone qui concerne au moins quatre pays ouest-africains, le matriarcat est la règle, alors on mesure mieux la place de choix qui est celle de la femme en Afrique noire traditionnelle. Dans ces espaces culturels, les prérogatives de la mère ne sont pas une fiction. On est d’abord fils ou fille de sa mère, et donc membre de la famille maternelle, avant d’être raccroché à la lignée paternelle. La succession dans les chefferies et royaumes traditionnels se fait, dans ces espaces culturels, d’abord au profit du fils de la sœur. La descendance paternelle ne vient qu’après. L’exemple pathétique, tiré là aussi de l’actualité, est celui des remous qui ont accompagné le choix d’Henri Konan Bédié pour la succession du feu Président Félix Houphouët-Boigny de la Côte d’Ivoire. On a pu constater que les proches du feu Président Félix Houphouët-Boigny, du côté notamment de ses sœurs et cousines, s’estimaient, en considération des coutumes « Baoulés », les mieux placés pour cette succession et boudaient l’arrivée à la présidence de l’ancien président de l’Assemblée nationale Kona Bédié. Autre fait qui bat en brèche la vision occidentale de la femme africaine : dans les contes populaires africains tout comme dans les récits mystiques, nulle part il est souligné que la femme est issue de l’homme (la côte d’Adam). Le péché originel n’est pas imputé à la femme africaine comme ce fut le cas dans la religiosité occidentale. Telle que perçue en Afrique, la femme est ce qu’il y a de plus sacré. La pire des injures, celle qui peut conduire au crime par les réactions violentes qu’elle entraîne, est celle qui est adressée à la mère d’autrui, surtout lorsque cette insulte fait allusion au sexe maternel. Une telle insulte entraîne nécessairement réparation. Insultez n’importe quel africain à travers sa mère ou insultez sa mère en sa présence et vous verrez sa réaction. Le monde entier n’a-t-il pas vu la réaction de Zinedine Zidane à la finale de la coupe du monde en 2006 en Allemagne ? Le joueur italien l’a insulté à travers sa mère et sa sœur. Ce qui est inadmissible pour un africain. La suite, vous la connaissez ! Finalement la femme africaine est la racine de la vie dont elle est aussi la garante, à chaque étape de la croissance de la vie qu’elle donne : l’enfant qu’elle met au monde. Les Africaines, traditionnellement, sont terriblement conscientes de cette énorme responsabilité et il n’y a pas pire opprobre que le fait, pour une femme africaine, d’abandonner son enfant. Voilà pourquoi, dans les sociétés africaines, l’éducation des enfants a toujours été affaire de femme. On écoutait récemment des défenseurs européens des droits de la femme évoquer la liberté pour une mère d’abandonner son enfant. En Afrique, ce ne serait pas une liberté, mais un crime, sans doute parmi les plus inexpiables. Voilà, là, pour ce qui est du fondement culturel et idéologique, que confirme le rôle historique de la femme dans nos sociétés, à commencer par son rôle économique. Or l’occident nous y apprend autre chose. Et nous autres africaines et africains, nous applaudissons ! Nous allons même jusqu’à ancrer dans notre mentalité que notre culture n’est pas bonne ! Moi, je dis le contraire ! Chères sœurs africaines, chers frères africains quand les médias occidentaux se mettent à dénigrer certains de nos dirigeants, posons-nous d’abord la question de savoir dans et pour quels intérêts ils l’ont fait ainsi ? En quoi Robert Mugabe est-il un monstre ? Et où est le mal quand Dadis Camara reçoit des journalistes en étant en pyjama, sur sont lit, dans sa chambre à coucher ? Puisque ça été toujours comme ça notre façon de vivre en Afrique. Où est le mal ? Cordialement vôtre.
est du registre de la fine fleur tactique, rappelant aux tristes heures de la campagne 2008 que l'on ne voulait pas ironiquement raciale.
Remémore nous le: « qui voulez-vous voir décrocher le téléphone dans la nuit en cas de crise quelconques". L'amateurisme du néophyte d'Obama, gonflé de sa sortie infortune sur l'arrestation du professeur noir, ahuri et auréolé d'une latente et probablement patente inefficacité d'Obama face aux espoirs suscités, lui permette (Hilary) de se positionner en recours de l'intérêt majeur de la nation. Rappelle nous ce que fît "De Gaulle" en 1946, menacé, chahuté par les politiciens internes à la sortie de la libération "lui qui ne combattu que de l'étranger et fut porté au paroxysme que par l'étranger". Il se retira tactiquement de la scène politique, afin d'être supplié en retour, ce qui fut le cas après une retraite inimaginable par lui d’une douzaine d’années, et ce pour faire face à la guerre d’Algérie. Visiblement en sens inverse, il semblerait qu'Obama soit poussé plutôt à la sortie, ce qui semblait inimaginable le soir de son élection en novembre 2008, vu entre autre que la non embellie économique lui sera tributaire. A moins qu'il s'agisse d'une pure et simple insidieuse invitation à l'anticipation électorale. N’envisageons même pas les retonbées capacitaires sur l’Homme noir, vu qu’insidieusement Obama est présenté en prodige Faut croire qu'hillary anticipe par affutage "entrepris" comme judicieux, une grosse déception nationale à venir ou en cours d'observation: "les Anti-Obama ne cessant de croître" et qu'elle s'embellie en riposte de son non choix par son parti démocrate, pour unifier bien au delà. Pour la petite histoire acerbe, n'oublions pas d'une part que l'identité est le premier parti politique humain, et d'autre part que l'Homme des Usa est plutôt habitué au racisme envers la minorité noire. Enfin l'infructueuse sortie d'Obama tend à renverser le sens du racisme, choquant pour la majorité identitaire... L'unité des forces de police impliquées suivie de la cohésion sociétale identitaire, ajoutée à cela le soutien infime de la communauté blanche au prodige Obama, expriment l'exacerbation de division sociétale, source passée des multiples tensions internes aux Usa : Guerre Secession, indépendance etc... En outre actuellement aucun Homme politique d'envergure n'émerge aux Usa, pour la plupart trop occupé à affiner "en interne des partis" les armes pour l'après échec Obama. Cette femme est une vraie bête politique, cela s'analyse en un coup bas, doublé de piège tentaculaire. Obama devrait en principe la chasser du gouvernement, mais le faire là ou demain, serait l'enfoncer dans l'extrême... Clinton vient encore de gagner en liberté, au sein d'un gouvernement se voulant d'union par la cohésion. À ne pas oublier qu’elle est aux affaires étrangères, poste le mieux à même dans ce pays de lui procurer une envergure internationale, fortement prisée au vu de l'élan de domination USA. Joseph Tapa Inscription à la réception d'analyses Ü Retour accueil F Analyses POUR toutes publications, veuillez nous en faire part via le lien contact.
L’on s’étonne que certains s’inscrivent de coutume en supériorité exponentielle de l’Africain, quand ces derniers font face en interne à leurs discordes et se voient accoler, non sans honte par les africains les leurs.
Le dernier en date et fort de déshonneur, fut marqué par la réception durant sa pause déjeuner, par le président Sarkozy, de son homologue Biya du Cameroun, qui face à son jeune frère censé être moins accoutumé à l’exercice présidentiel, eu du mal à se positionner et avança d’un pas incertain, lui qui de sa stature de lion aguerri de 27 ans d’exercice, n’a d’égal de fierté hautaine dans son pays. Très probablement, l’imbécillité me caractérisant, ne saurait déceler, la finesse très affutée de cette absence subite, calculée certainement, de prestance; et la petitesse incarnant mon esprit souffrirait de perceptibilité de la qualité de tactique valorisante du recours aux forces extérieures. Misérable que je suis, et avec cela l’Afrique prétendrait à un avenir meilleur.
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